Décembre 2018. Le monde du jeu vidéo retient son souffle. Nintendo, fort du succès de la Switch, s'apprête à lâcher sa bombe annuelle : Super Smash Bros. Ultimate. Le concept ? Un roster de 74 combattants de base, promesse d'un crossover sans précédent. Les fans trépignent. Les forums s'embrasent. Le pari est fou : réunir Mario, Link, Pikachu, mais aussi Solid Snake, Cloud Strife et Banjo-Kazooie dans un même jeu de combat. Un rêve d'enfant devenu réalité.
Cette rétrospective n'est pas un simple hommage. C'est une plongée dans ce qui fait d'Ultimate un cas unique dans l'histoire du jeu vidéo : son ambition, sa longévité, et son héritage. Prépare-toi à revivre l'une des plus belles aventures compétitives de la décennie.
Pour aller plus loin, retrouve toute notre couverture sur Super Smash Bros. Ultimate.
En bref
- Date de sortie : 7 décembre 2018 (Nintendo Switch)
- Ventes : 34,22 millions d'exemplaires (Nintendo, mars 2026)
- Roster : 89 combattants au total (incluant DLC)
- Note presse : 93/100 sur Metacritic (agrégateur, source interne)
- Scène compétitive : pilier de l'EVO et du circuit Smash World Tour
- Statut actuel : toujours joué, mais l'ombre du prochain opus plane

Le pari de l'époque
Quand Masahiro Sakurai, le créateur de la série, monte sur scène à l'E3 2018, il annonce "Everyone is Here!". Le message est clair : chaque combattant ayant jamais existé dans un Smash Bros. est de retour. Un défi technique et juridique titanesque. Nintendo a dû négocier avec des dizaines de partenaires, de Sega à Microsoft en passant par Square Enix et Disney. Le résultat ? Un roster qui semble impossible, une lettre d'amour à l'histoire du jeu vidéo.

Le jeu sort sur une Nintendo Switch en pleine forme. La console a déjà écrasé la concurrence avec plus de 100 millions d'unités vendues. Mais Ultimate doit aussi séduire les joueurs compétitifs, un public exigeant qui a fait de Melee un monument de l'esport. Le pari est double : être à la fois une célébration accessible et un jeu de combat profond.
Ce qui a marché
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Un gameplay qui touche tout le monde
Le génie de Smash Bros., c'est sa simplicité apparente. Quatre boutons, un stick, et tu peux jouer. Mais derrière cette façade, le jeu cache une profondeur stratosphérique : les techs, le edge-guarding, le spacing. Ultimate a affiné la formule de Smash 4 en accélérant le rythme, en réduisant les temps de récupération, et en offrant des options défensives plus limitées. Résultat : un jeu spectaculaire à regarder, jouissif à maîtriser.

Un roster qui défie l'imagination
Chaque combattant est unique. Pas de copier-coller. De l'ours polaire Banjo à la princesse Peach, chaque personnage a son moveset, son poids, sa hitbox. Les DLC ont ajouté des légendes comme Joker (Persona 5), Steve (Minecraft), Sephiroth (Final Fantasy VII), et Sora (Kingdom Hearts). Ce dernier a été un tour de force : Disney a rarement laissé ses personnages entrer dans un jeu de combat.
Une scène compétitive en or
Ultimate a rapidement conquis l'esport. L'EVO, le plus grand tournoi de jeux de combat au monde, l'a programmé chaque année. Le circuit Smash World Tour, soutenu par Nintendo, a vu des joueurs comme MkLeo, Sparg0, et acola s'affronter. Le niveau est stratosphérique. Les tournois majeurs dépassent régulièrement les 2 000 participants (source : Smash World Tour, 2025).
Ce qui a vieilli
Le online, toujours à la ramasse
Le talon d'Achille d'Ultimate, c'est son netcode. En 2026, jouer en ligne sur Smash reste une loterie. Pas de rollback netcode, uniquement du delay-based. Les matchs à distance sont souvent saccadés, surtout contre des adversaires hors Europe. Nintendo a promis des améliorations, mais rien de concret à ce jour. C'est un frein énorme pour les joueurs casuals qui veulent progresser sans se déplacer.
Un équilibrage parfois douteux
Si le roster est immense, tous les combattants ne se valent pas. Les tiers lists évoluent, mais certains personnages comme Little Mac ou Ganondorf restent cantonnés en bas de tableau. Les DLC ont aussi créé un fossé : Pyra/Mythra, Kazuya, Steve sont clairement au-dessus du lot. La scène compétitive a dû instaurer des bans sur certains personnages dans des tournois locaux.
Une direction artistique qui a pris un coup de vieux
Sur Switch, le jeu tourne en 1080p docké, 720p portable. Les textures sont correctes, mais les modèles sont ceux de l'ère Wii U pour certains. Les animations, bien que fluides, manquent de détail. Comparé à un jeu de combat récent comme Street Fighter 6 ou Tekken 8, le rendu fait daté. La magie opère toujours, mais les graphismes ne sont plus un argument de vente.

L'héritage aujourd'hui
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Super Smash Bros. Ultimate a changé la donne. Il a prouvé qu'un jeu de combat pouvait être un événement familial ET un titre esport. Il a inspiré des crossovers comme Nickelodeon All-Star Brawl ou Multiversus, qui tentent de copier la formule sans jamais l'égaler. Le jeu a aussi démontré la puissance de la nostalgie bien utilisée : chaque annonce DLC était un événement mondial.
| Aspect | 2018 (sortie) | 2026 (aujourd'hui) |
|---|---|---|
| Graphismes | Standards Switch | Datés face à la concurrence |
| Ventes | 15 millions (2019) | 34,22 millions (2026) |
| Communauté | Active, en pleine croissance | Mature, stable, mais en attente |
| Prix | 59,99 € | 79,99 € (Nintendo eShop, 2026) |
Le jeu reste un best-seller. Nintendo continue de le vendre, mais les rumeurs d'un successeur sur la prochaine console s'intensifient. Le silence de Sakurai, qui a annoncé sa retraite de la série en 2021, laisse planer le doute : qui reprendra le flambeau ?

Pourquoi y revenir en 2026
Parce que c'est toujours un putain de bon jeu. Le gameplay n'a pas pris une ride. Les combats sont toujours aussi frénétiques, drôles, imprévisibles. Le roster est une caverne d'Ali Baba pour les fans de jeux vidéo. Et puis, il y a cette sensation unique de jouer avec l'histoire du médium. Chaque combat est un crossover improbable.
Si tu ne l'as jamais essayé, fonce. Le jeu est disponible partout, et la communauté est accueillante. Si tu es un vétéran, il reste des défis : monter dans l'élite mondiale, maîtriser un personnage bas de tier, ou simplement organiser des soirées avec des potes. Smash, c'est la fête.
L'avis du rédacteur
Je l'avoue : j'ai passé plus de 2 000 heures sur Ultimate. Je l'ai vu évoluer, des débuts chaotiques aux DLC triomphants. C'est mon jeu de combat préféré, et de loin. Pas le plus technique, pas le plus équilibré, mais le plus joyeux. Chaque personnage est un souvenir. Chaque combat une histoire. Si le online est à chier, le local reste inégalé. En 2026, je lance encore des parties le week-end. Et je souris à chaque fois.

Conclusion
Super Smash Bros. Ultimate n'est pas parfait. Mais c'est un monument. 34 millions de joueurs ne peuvent pas se tromper. Il a redéfini ce qu'un crossover peut être, et il a offert au monde du gaming l'un de ses plus beaux cadeaux : un jeu qui rassemble, qui célèbre, qui fait battre le cœur. En attendant le prochain opus, on continue de profiter de ce chef-d'œuvre. Et on remercie Sakurai.




