Décembre 2018. L'ambiance est électrique. Nintendo Switch cartonne depuis 2017, et la promesse de Masahiro Sakurai tient en un mot : Ultimate. Un roster qui rassemble tous les personnages de l'histoire de la série. Du jamais-vu. Ce soir-là, on allume la console, et on réalise : c'est le jeu de toutes les possibles.
En bref
- Date de sortie : 7 décembre 2018 (Nintendo Switch)
- Ventes : 33,47 millions d'exemplaires (source : Nintendo, rapport fiscal mars 2024)
- Score Metacritic : 93/100 (presse)
- Roster : 89 combattants, dont 11 DLC
- Statut culturel : jeu de combat le plus vendu de l'histoire, pilier de la scène compétitive EVO
Pour aller plus loin, retrouve toute notre couverture sur Super Smash Bros. Ultimate.

Le pari de l'époque
Nintendo avait déjà tenté le grand écart avec Smash 4 (Wii U / 3DS, 2014), mais Ultimate, c'était une autre paire de manches. Le défi : convaincre les joueurs de tout racheter. La solution : tout remettre dedans. Sakurai et son équipe chez Sora Ltd. ont bossé d'arrache-pied. Le moteur du jeu, optimisé pour la Switch, fait tourner jusqu'à 8 joueurs en 60 images par seconde – une prouesse technique saluée par la critique (source : communiqué Nintendo, décembre 2018).
Le pari était risqué : un roster pléthorique pouvait déséquilibrer le gameplay. Mais Sakurai a misé sur des ajustements fins. Chaque personnage a son poids, sa vitesse, ses coups. Et ça marche.

Ce qui a marché
À lire aussi : Super Smash Bros Ultimate : six ans et toujours le roi du crossover.
Un roster qui claque
89 personnages. De Mario à Sora en passant par Banjo & Kazooie, Joker, ou Steve de Minecraft. Chaque ajout DLC a créé l'événement. La collaboration avec des studios tiers – Square Enix, Microsoft, Sega – a transformé Smash en vitrine du jeu vidéo mondial.
La scène compétitive
Smash Ultimate a dynamité l'esport. Le tournoi EVO 2022 a réuni 3 000 participants (source : communiqué EVO, août 2022). Des joueurs comme MkLeo (Mexique) ou Sparg0 (Mexique) sont devenus des stars. L'organisation esport a structuré la scène avec des rosters pro, des ligues locales, et des prize pools à six chiffres. BLAST a même diffusé des tournois en direct. Le jeu a prouvé qu'un jeu de plateforme pouvait être aussi compétitif qu'un Street Fighter.
Le contenu solo
Le mode "Aventure : La Guerre des Mondes" est une pépite. 5 heures de jeu, des boss, des références à des licences Nintendo. Pas juste un prétexte : un vrai jeu dans le jeu.

Ce qui a vieilli
Le online, toujours à la ramasse
Le matchmaking en ligne de Smash Ultimate reste un point noir. Pas de rollback netcode officiel. Les joueurs se tournent vers des solutions communautaires (Slippi pour Melee). Sur Ultimate, la latence peut gâcher les parties classées. Nintendo a promis des améliorations, mais en 2026, on attend toujours.
La technique Switch
Le moteur tient le coup, mais la Switch montre ses limites. Les temps de chargement sont longs, certains stages souffrent de ralentissements. Le framerate peut chuter en 8 joueurs. Sur un émulateur PC (Yuzu), le jeu tourne en 4K 60 fps, mais officiellement, on reste en 1080p docké / 720p portable.
Le contenu DLC coûte cher
Pour avoir les 89 personnages, il faut débourser 60 € de jeu + 60 € de Fighters Pass 1 et 2. Un budget conséquent. Les Mii costumes, eux, sont dispensables.

L'héritage aujourd'hui
À lire aussi : Super Smash Bros. Ultimate : six ans après, toujours le roi du crossover. Smash Ultimate a changé la donne. Il a prouvé que le crossover pouvait être un genre à part entière. Des jeux comme Nickelodeon All-Star Brawl ou MultiVersus ont tenté de copier la formule, sans jamais égaler la finesse du gameplay.
La communauté, elle, ne faiblit pas. Les tournois locaux, les streams Twitch, les tier lists – tout continue. Le jeu est encore joué par des milliers de personnes chaque jour. Et les moddeurs prolongent sa vie : des personnages custom, des stages, des modes.

Pourquoi y revenir en 2026
Parce que Smash Ultimate reste LE jeu de combat ultime. Son roster est une encyclopédie du jeu vidéo. Sa prise en main est accessible, mais la profondeur est infinie. Que tu sois un joueur casual qui balance des Smash Ball, ou un compétiteur qui étudie les frame data, tu trouves ton compte.
Et puis, il y a ce sentiment unique : incarner Solid Snake contre Samus, sur un stage Metroid, avec la musique de Metal Gear Solid en fond. Ça n'a pas de prix.
Alors vs Maintenant
| Aspect | 2018 | 2026 |
|---|---|---|
| Graphismes | 1080p 60fps | 1080p 60fps (officiel) / 4K 60fps (émulation) |
| Ventes | 12 millions (lancement) | 33,47 millions (cumul) |
| Communauté compétitive | 1 500 participants à EVO | 3 000 participants à EVO 2022, scène mondiale structurée |
| Prix | 60 € | 60 € + 60 € DLC (complet) |

L'avis du rédacteur
Je vais être honnête : Smash Ultimate est mon jeu de combat préféré. Pas le plus équilibré, pas le plus technique – mais le plus joyeux. Chaque combat est une célébration. Et malgré le online bancal, malgré la Switch vieillissante, je n'ai jamais autant souri devant un versus fighting. C'est un jeu qui déborde d'amour pour le médium. Et ça, ça ne vieillit jamais.
Conclusion
Six ans après, Super Smash Bros. Ultimate n'a pas pris une ride. Il reste le crossover le plus ambitieux jamais conçu, et probablement le dernier du genre – Sakurai a annoncé prendre sa retraite. Si vous ne l'avez jamais lancé, il est encore temps. Et si vous y avez joué, vous savez de quoi on parle. Smash ne meurt jamais. Il attend juste le prochain adversaire.



